Selon une récente étude
effectuée sur le marché
américain par le cabinet
PhoCusWright, la majorité des
voyages seront réservés en ligne
dès l’an prochain. Les fournisseurs
affichent depuis quelques années de
meilleurs taux de croissance sur le web que les
grandes agences en ligne. Globalement, sur
Internet, l’Europe
accuse toujours un retard de deux à trois
ans au minimum : fin 2008, « à peine
» 40% des voyages de toute nature auront
été achetés sur la Toile. Le
segment des voyages d’agrément se
taille la part du lion, mais celui du voyage
d’affaires se développe à
marche
forcée.
D’après
la 6ème édition d’une
étude sur l’e-tourisme
américain menée par le cabinet
spécialisé PhoCusWright,
54% des réservations de voyage passeront
l’an prochain par Internet aux
Etats-Unis. Les fournisseurs
montrent beaucoup de dynamisme sur le web, ajoute
le rapport. Depuis 2000, les compagnies
aériennes, les hôteliers et autres
loueurs de voitures ont enregistré de
meilleures progressions que les agences de voyages
en ligne comme Expedia, Travelocity,
Orbitz et
Priceline. Leur
maîtrise des inventaires leur donne un
avantage certain. Du coup, les
intermédiaires comme les distributeurs en
ligne sont sous pression. La cession de Sabre
(propriétaire de Travelocity.com) et le
projet de rachat de Worldspan par Galileo ne sont
sans doute pas étrangers à cette
tendance de fond.
Les
Etats-Unis représentaient
en 2005 un tiers de l’ensemble des
réservations (online et offline)
enregistrées en Amérique
du Nord, en Europe de
l’Ouest et en
Asie-Pacifique. Mais le
pays concentre plus de 60% des réservations
électroniques de voyages. Autre
tendance notable : l’essor du forfait
dynamique - qui permet à l’internaute
de combiner en temps réel un billet
d’avion, une chambre d’hôtel
et/ou une voiture de location – devrait
marquer le pas (de +51% en 2005 à +18% en
2008). Et le secteur hôtelier deviendra la
locomotive du e-tourisme, au point de
dépasser l’aérien.
PhoCusWright
s’intéresse également au
marché européen, et il a
d’ailleurs réalisé une
étude au cours de l’été
2006 sur cinq marchés majeurs.
Résultat : près de 40% de tous
les voyages achetés sur le Vieux Continent
seront réservés en ligne d’ici
à la fin 2008 (soit deux fois plus
qu’en 2005). Au cours des trois prochaines
années, toujours sur Internet, le segment
des voyages d’affaires se développera
deux fois plus vite que celui regroupant les
voyages d'agrément et les
déplacements professionnels des toutes
petites sociétés. Mais il
représentera toujours une part minoritaire
de l’ensemble du marché en ligne des
voyages.
Sur le
marché français, 13% des voyages
d'égrément ont
été complètement
réservés sur Internet en 2005,
d'après le cabinet Raffour
Internactif. Ce qui correspond à un
volume d'affaires de 3,5 milliards d'euros. A ce
montant s'ajoutent les nombreux dossiers
préparés sur le web, mais
finalisés via d'autres canaux
(téléphone, mail...). Dans
l'Hexagone, comme outre-Atlantique, les
fournisseurs cherchent à tirer leur
épingle du jeu sur la Toile, quitte
à faire de la concurrence aux grands
ténors du e-tourisme.
Source :
L’Echo Touristique.